Notre attention vient d’être attiré par la communication suivante. N’hésitez pas à commenter ou à nous contacter pour en discuter. N’hésitez pas signer la pétition si vous le juger nécessaire.

 

Chères et chers collègues,

Nous vous invitons à signer et à relayer très largement autour de vous la pétition mise en ligne par l’association pour infléchir le projet ministériel de Baccalauréat 2021.

En l’état actuel, ce projet fait une part trop réduite aux sciences, quasi inexistantes dans le « socle de culture commune » et qui sont limitées à deux disciplines maximum en terminale pour les élèves désirant suivre un parcours scientifique.

Ainsi, si rien ne change, et pour ne parler que des parcours scientifiques, tout élève qui choisira Maths+Info, Maths+SI, Maths+SVT, n’aura plus aucune heure de physique-chimie identifiée comme telle en terminale !

Quant au lycée technologique, c’est le grand absent de ce projet de Bac 2021. Les intitulés de certaines épreuves de baccalauréat des séries technologiques laissent entrevoir une redistribution des enseignements dans ces séries. A titre d’exemple, seule la chimie est mentionnée au baccalauréat en série ST2S. Quid de la physique ?

 

Il y va de l’avenir de notre discipline et de nos postes !

Signez et faites signer cette pétition en la diffusant largement !

https://www.change.org/p/m-jean-michel-blanquer-la-r%C3%A9forme-du-bac-2021-et-du-lyc%C3%A9e-ne-doit-pas-sacrifier-les-sciences

 

Pour en savoir plus :

1. Rendez-vous sur le site de l’UdPPC dans l’onglet consacré à la réforme du Bac 2021, où figurent tous les textes et analyses de cette réforme :

http://national.udppc.asso.fr/index.php/espace-lycee-sp-1444794504/reforme-baccalaureat-2021

2. Un résumé de la situation ayant conduit à déposer cette pétition

 

Le 14 février dernier, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a présenté au Conseil des ministres et à la presse ses arbitrages sur la réforme du baccalauréat[1]. Cette réforme du baccalauréat sera accompagnée d’une réforme du lycée général et technologique dont la presse a essentiellement retenu la disparition des filières L, ES et S du lycée général.

Là où le Ministre s’écarte le plus des propositions du rapport que lui avait remis le 24 janvier 2018 la commission présidée par Pierre Mathiot, c’est dans les modalités de spécialisation au cycle terminal (première et terminale). En effet, là où Pierre Mathiot envisageait un choix de deux disciplines majeures accompagnées de mineures, Jean-Michel Blanquer fait disparaître les mineures et propose, à côté d’un tronc commun, de choisir trois spécialités en première, réduites à deux en terminale.

L’UdPPC a réagi[2] dès la publication des ces arbitrages car elle y voit deux inconvénients majeurs concernant l’enseignement scientifique :

–          Le tronc commun est trusté par les disciplines relevant des lettres et des humanités – avec parfois des horaires fortement renforcés – et ne comporte qu’un enseignement à l’intitulé vague de « Humanités scientifiques et numériques » (HSN). Ainsi, au lendemain de la publication du rapport Villani-Torossian censé trouver des solutions pour améliorer l’enseignement des mathématiques, on acte la disparition des mathématiques et des sciences expérimentales en tant que telles dès la fin de la seconde, pour tous les élèves qui s’orienteront vers des parcours à dominantes lettres et sciences humaines.

–          Les élèves choisissant des parcours scientifiques subissent une double peine : ils doivent garder toutes les disciplines du tronc commun mais ils sont condamnés à appauvrir leur palette d’enseignements scientifiques en terminale, ne pouvant garder que deux disciplines de spécialité – ce qui peut limiter leur choix au moment de prononcer leurs vœux pour leur poursuite d’études. Le ministère a bien compris que cela pouvait être très problématique, puisqu’il a créé un enseignement facultatif de « mathématiques complémentaires » en terminale, au prix d’un alourdissement de l’horaire de l’élève.

Malgré diverses rencontres, le ministère est resté dans le déni, promettant à tous ses interlocuteurs une place dans l’enseignement « humanités scientifiques et numériques » et insistant sur les horaires renforcés dans les enseignements de spécialité (4 heures en première et 6 heures en terminale).

Les tableaux réalisés par l’UdPPC[3] montrent pourtant le nécessaire renoncement à opérer dans certains parcours. Ainsi, un élève qui choisirait les mathématiques et l’informatique comme disciplines de spécialité de terminale devrait par exemple arrêter les SVT en fin de seconde et la physique-chimie en fin de première !

Treize associations actrices de la communauté scientifique et éducative ont alors envoyé au Ministre une lettre ouverte réclamant une évolution de son projet sur ces points[4].

Seule concession lors de la présentation des projets de décrets et d’arrêtés au Conseil supérieur de l’Éducation (CSE), le changement de nom de « humanités scientifiques et numériques » par « enseignements numériques et scientifiques ».

L’UdPPC a donc décidé de reprendre sous forme d’une pétition le contenu de la lettre co-signée par les treize associations. Y a été ajoutée la demande de la communication par le ministère des détails sur les horaires disciplinaires dans différentes séries technologiques. En effet, la structure du lycée technologique a été très sommairement décrite dans le dossier de presse diffusé par le ministère, sans aucun détail sur les horaires des enseignements constituant les différentes séries.